Le gouvernement prévoit licencier de près 4027 fonctionnaires et agents publics. Cette décision a été annoncée par le ministre de la Fonction publique du Cameroun Joseph Le. La mesure vise à optimiser la gestion des ressources humaines de l’État camerounais.
Selon Joseph Le, la majorité des agents concernés sont des enseignants et des contractuels. Quelques médecins figurent également parmi les personnels révoqués.
« Le processus rentre dans le cadre de l’assainissement du fichier personnel et solde de l’État. Au moment où nous parlons, nous sommes à presque 5 000 déjà licenciés ou révoqués. Lorsque je dis licenciés, ce sont les contractuels d’administration, révoqués, ce sont les fonctionnaires » a-t-il déclaré.
Le gouvernement justifie cette décision par un besoin d’assainissement du fichier des agents de l’État. De nombreux fonctionnaires quittent le pays en quête de meilleures opportunités, influencés par des promesses souvent trompeuses.
Plus de 95% des agents publics sont enseignants
Le ministre affirme aussi que l’examen minutieux des profils de ces fonctionnaires déserteurs et donc désormais licenciés ou révoqués, est constant : ce sont pour la plupart des enseignants. « Je crois pouvoir vous dire que parmi ces gens qui sont radiés ou même qui sont partis, il y a plus de 95 % qui sont des enseignants. Il y a aussi des médecins ».
Certains commencent à revenir, confrontés à une réalité plus difficile que prévu. Actuellement, la fonction publique camerounaise compte environ 500 000 employés.