Les zones d’ombre autour du accident de Glazoué commencent à s’éclaircir. Les premiers éléments de l’enquête de la police républicaine révèlent que l’accident survenu dans la nuit du 16 au 17 août 2025 au niveau du pont de Thio serait principalement dû à une combinaison fatale : l’excès de vitesse et l’endormissement du chauffeur.
Une erreur humaine en cause
Selon les constatations, le bus de la compagnie STM, immatriculé au Mali, roulait à vive allure lorsqu’il a heurté violemment la glissière de sécurité sur plusieurs mètres avant de basculer dans le fleuve Ouémé. Le choc n’a laissé aucune chance au conducteur et à son convoyeur, décédés sur le coup. Les rescapés, ainsi que le propriétaire du véhicule, ont été entendus par les enquêteurs afin de reconstituer les circonstances exactes du drame.
Accident : Un bilan humain dramatique
Le bilan est particulièrement lourd : au moins 37 personnes ont perdu la vie, contre seulement 9 survivants. Une trentaine de victimes ont été inhumées à Savè dans une atmosphère de deuil national. Les recherches entreprises dans les jours qui ont suivi ont permis de repêcher plusieurs corps, mais elles ont officiellement pris fin le 24 août, laissant encore planer l’incertitude sur d’éventuelles victimes disparues.
Vers des responsabilités établies
Pour l’instant, la police privilégie clairement la piste de l’erreur humaine, mais les investigations se poursuivent. Les autorités béninoises ont promis de rendre publiques les conclusions finales de l’enquête afin de situer toutes les responsabilités et d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Ce terrible accident rappelle une nouvelle fois la vulnérabilité des voyageurs face aux comportements à risque sur les routes et relance le débat sur la sécurité des transports en commun au Bénin et dans la sous-région.