Le gouvernement togolais durcit le ton face aux camions en surcharge. À partir du 30 juin 2026, les véhicules lourds ne respectant pas les normes de gabarit et de charge ne seront plus autorisés à circuler sur le réseau routier national. Des sanctions sévères sont annoncées.
Cette décision fait suite à la dégradation avancée de plusieurs axes routiers, notamment la RN2, et à la multiplication des accidents impliquant des poids lourds.
Tolérance zéro pour les dépassements de gabarit
Les ministres en charge des Transports et de la Sécurité ont annoncé des mesures strictes pour réglementer le transport routier des marchandises. Objectif : mettre fin aux pratiques qui fragilisent les routes et mettent en danger les usagers.
À compter de juin 2026, seuls les camions respectant les normes suivantes pourront circuler :
Longueur maximale
- Véhicule isolé, remorque ou semi-remorque : 12 mètres
- Véhicule articulé : 16,50 mètres
- Train routier : 18,75 mètres
Largeur maximale
- Véhicules sous température dirigée : 2,60 mètres
- Autres véhicules : 2,55 mètres
Hauteur maximale
- Tous véhicules : 4,50 mètres
Tout dépassement exposera le contrevenant à des sanctions, conformément aux règles en vigueur dans l’espace UEMOA.
Transformations de véhicules désormais contrôlées
Les autorités préviennent également que toute transformation notable apportée à un véhicule devra obtenir une autorisation préalable du ministère chargé du transport routier. Les modifications non autorisées seront sanctionnées.
Togo : Protéger les routes et sauver des vies
Ces mesures s’inscrivent dans un contexte où l’État prévoit de mobiliser 17,023 milliards de FCFA en 2026 pour la maintenance et la préservation des routes. Les autorités estiment qu’il est impératif de protéger ces investissements publics.
Le gouvernement prépare par ailleurs une nouvelle politique nationale de sécurité routière, destinée à réduire les accidents et à renforcer la discipline sur les routes togolaises.
À partir de juin 2026, le message est clair : les camions surchargés n’auront plus droit à l’indulgence.