Dans le pays des hommes intègres, l’importation des perruques synthétiques et des mèches humaines est désormais interdite. La décision a été prise par le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, au nom de la promotion de l’identité culturelle africaine.
Selon le chef de l’État burkinabè, l’Afrique ne doit plus servir de réceptacle aux influences culturelles étrangères. Il a ainsi justifié cette mesure en affirmant que « l’Afrique ne saurait être un musée des cultures étrangères ». Sont particulièrement visées les mèches humaines d’origine européenne, indienne ou vietnamienne, jugées incompatibles avec les valeurs culturelles locales.
Burkina-Faso : Les femmes, invitées
Dans la foulée, les autorités invitent les femmes burkinabè à privilégier des coiffures plus proches de leur identité naturelle, notamment les perruques frisées, bouclées ou crépues. Ces modèles, présentés comme plus accessibles financièrement, sont également perçus comme une valorisation des standards esthétiques africains.
L’annonce a rapidement enflammé les réseaux sociaux. Les réactions sont contrastées. De nombreuses femmes expriment leur mécontentement, dénonçant une atteinte à leur liberté de choix en matière d’apparence. À l’inverse, une partie des hommes se réjouit de cette décision, qu’ils estiment bénéfique pour les budgets familiaux, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année.
Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de réaffirmation de la souveraineté culturelle prônée par les autorités burkinabè depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré. Reste à savoir comment cette interdiction sera appliquée sur le terrain et quelles en seront les conséquences économiques pour les commerçants du secteur.