Le Fonds monétaire international (FMI) a actualisé, le 19 août 2026, son tableau des crédits en cours. En Afrique, l’Égypte et la Côte d’Ivoire occupent respectivement les 2 premières places des pays les plus endettés auprès de l’institution. Le classement évolue peu par rapport aux précédentes mises à jour.
Avec 7,861 milliards de DTS de crédits encore en cours, l’Égypte domine largement le classement africain. Le pays représente à lui seul environ 27,5 % du total des crédits accordés aux dix pays africains figurant dans le tableau du FMI.
La Côte d’Ivoire arrive en deuxième position avec 4,144 milliards de DTS. Elle est ainsi le pays d’Afrique subsaharienne le plus endetté auprès du FMI. Abidjan devance le Ghana, le Kenya et la République démocratique du Congo.
Derrière ce trio de tête figurent également l’Angola, l’Éthiopie, la Tanzanie, la Zambie et le Cameroun. L’ensemble de ces pays illustre l’importance du recours au financement extérieur pour plusieurs grandes économies africaines.
Une dette auprès du FMI concentrée sur quelques pays
L’analyse des chiffres montre une forte concentration des crédits du FMI. À eux seuls, l’Égypte, la Côte d’Ivoire et le Ghana cumulent près de 15 milliards de DTS, soit environ 52,8 % du total des crédits encore dus par les dix pays africains du classement.
Les 5 premiers pays atteignent pour leur part environ 20,27 milliards de DTS, soit près de 71 % de l’encours total. Une situation qui confirme que l’exposition du FMI en Afrique reste concentrée sur un nombre limité d’économies.
L’Argentine largement en tête au niveau mondial
À l’échelle mondiale, l’Argentine reste très loin devant les autres pays. Buenos Aires affiche environ 42,55 milliards de dollars de crédits FMI encore en cours.
Cette situation place l’Argentine au sommet du classement mondial et traduit l’ampleur de son recours au financement de l’institution. Les montants dus par le pays dépassent largement ceux enregistrés par les principaux débiteurs africains.
