Le Togo fait face à une nouvelle alerte de grippe aviaire H5N1. Les autorités ont confirmé la présence du virus dans cinq fermes avicoles situées dans les préfectures de Vo, Zio et des Lacs. Cette annonce suscite déjà des inquiétudes chez de nombreux consommateurs, qui s’interrogent sur les risques liés à la consommation de poulet et d’œufs.
Les cas ont été confirmés après des investigations menées sur le terrain et des analyses réalisées par le Laboratoire central vétérinaire (LCV) de Lomé. Les premières alertes avaient été déclenchées à la suite de mortalités inhabituelles observées dans plusieurs élevages.
Afin d’empêcher la propagation du virus, un plan de riposte a été immédiatement mis en œuvre. Les volailles contaminées ont été abattues puis détruites, tout comme les œufs, les aliments pour volailles et le matériel ayant été en contact avec le virus. Les exploitations concernées ont également été placées en quarantaine et entièrement désinfectées.
En parallèle, les autorités ont décidé de fermer les marchés à volailles des localités touchées pendant 30 jours. Les déplacements de volailles depuis ces zones sont également interdits jusqu’à nouvel ordre afin de limiter tout risque de contamination vers d’autres élevages.
Grippe aviaire: Faut-il arrêter de consommer du poulet ?
À ce stade, les autorités n’ont pas demandé à la population de cesser de consommer du poulet ou des œufs provenant des circuits autorisés. En revanche, elles recommandent la plus grande vigilance.
Les consommateurs sont invités à ne pas acheter de volailles ou d’œufs provenant des exploitations touchées, à éviter tout contact avec des volailles malades ou retrouvées mortes et à signaler rapidement toute mortalité inhabituelle aux services vétérinaires.
Cette nouvelle alerte intervient seulement quelques mois après un précédent foyer détecté en mars dernier dans trois fermes avicoles, où près de 6 500 volailles avaient été touchées.
Pour les autorités, cette recrudescence montre que le virus H5N1 continue de circuler et rappelle l’importance du respect des mesures de biosécurité dans les élevages. Si la transmission du virus à l’être humain reste rare, elle peut être grave. C’est pourquoi les ministères chargés des Ressources animales, de la Santé et de l’Environnement appellent les éleveurs comme les populations à faire preuve de vigilance afin de protéger la santé publique et préserver la filière avicole togolaise.
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