Un médicament moins cher et facilement accessible peut-il réellement être une bonne affaire ? À Kpalimé, une campagne de sensibilisation a remis cette question au centre des préoccupations, alors que la vente de médicaments en dehors des circuits autorisés continue d’exposer les populations à des risques sanitaires.
La Coordination des Clubs RFI Togo et ses partenaires ont lancé, le vendredi 21 août à Kpalimé, la 8ᵉ édition de leur campagne de sensibilisation contre les faux médicaments.
Cette année, le message est particulièrement direct : « Attention aux médicaments vendus dans la rue ».
1. Parce qu’un médicament peut sembler vrai sans l’être
L’un des principaux dangers est que le consommateur ne dispose pas toujours des moyens nécessaires pour vérifier l’authenticité ou la qualité d’un produit acheté dans la rue. Un médicament peut être falsifié, mal conservé ou de qualité inférieure. Dans certains cas, son utilisation peut donc mettre en danger la santé de celui qui le consomme.
Pour Alfred Nadjere, porte-parole de la Coordination des Clubs RFI, le médicament ne doit justement pas être considéré comme une marchandise ordinaire.
2. Parce que les conditions de conservation comptent aussi
Même lorsqu’un produit pharmaceutique est authentique, ses conditions de conservation peuvent avoir une incidence sur sa qualité.
C’est pourquoi les organisateurs encouragent les populations à se tourner vers les pharmacies et structures sanitaires agréées, plutôt que vers des vendeurs dont les conditions de stockage et l’origine des produits ne sont pas garanties.
3. Parce que le prix ne doit pas être le seul critère
La campagne met également en lumière une autre réalité : l’accès aux médicaments de qualité peut être difficile pour certaines populations, notamment pour des raisons financières ou géographiques.
Le maire de Kloto 1, Kossi Afelete Atigaku, estime ainsi que la lutte contre les faux médicaments doit aller au-delà de la sensibilisation et intégrer la question de l’accessibilité aux médicaments de qualité.
Médicaments : Une campagne qui touche les jeunes
Durant trois jours, les organisateurs prévoient des séances de sensibilisation et des panels, mais aussi un gala de football destiné notamment à toucher la jeunesse.
Pour le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Koudjo Kodjo, les faux médicaments constituent des « armes silencieuses » qui peuvent compromettre les efforts du système de santé.
À travers cette campagne, les Clubs RFI veulent donc faire évoluer les habitudes : avant d’acheter un médicament parce qu’il est moins cher ou facilement disponible, il faut surtout s’assurer de son origine et de sa sécurité.
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