Le gouvernement togolais mise sur une coopération renforcée entre le secteur public-privé pour porter la croissance économique du pays à 6,5 % d’ici 2026. Cette ambition a été réaffirmée lors de la réunion du comité technique du Comité de Concertation État-Secteur Privé (CCESP), tenue le 28 mars 2025 à Lomé sous la présidence du ministre de l’Économie et des Finances, Essowè Georges Barcola.
Le secteur privé, qui représente aujourd’hui 80 % des investissements nationaux et près de 70 % des emplois formels, est un moteur essentiel du développement. Depuis 2018, le Togo a mis en place plusieurs réformes pour dynamiser son environnement des affaires, réduisant notamment de 30 à 10 jours le délai de création d’entreprise et augmentant de 35 % les crédits accordés aux PME.
Les défis de la collaboration public-privé
Mais des défis demeurent. L’accès au financement, la pression fiscale et la compétitivité des entreprises restent des préoccupations majeures pour les acteurs économiques. Pour y remédier, le gouvernement prévoit de nouvelles mesures, notamment l’organisation d’une journée de concertation le 10 avril prochain et le lancement d’un programme de soutien aux PME à travers l’émission radio « Entreprendre et réussir ».
Avec une trajectoire de croissance déjà établie à 5,8 % en 2024, les autorités togolaises comptent sur un secteur privé plus dynamique et mieux accompagné pour franchir le cap des 6,5 % en 2026. Ce dialogue renforcé entre l’État et les entreprises s’inscrit dans la vision du pays de devenir un hub économique en Afrique de l’Ouest.