Au Togo, certains travailleurs des moulins gagneraient entre 5 000 et 15 000 FCFA par mois, bien en dessous du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) fixé à 52 500 FCFA depuis 2023. C’est l’alerte lancée le 5 mars 2026 par le Mouvement Martin Luther King (MMLK), qui dénonce une situation assimilée à « un esclavage des temps modernes ».
Selon l’organisation, les meuniers travaillent dans des conditions particulièrement précaires. D’après les témoignages recueillis, ces travailleurs effectuent 12 à 15 heures de travail par jour, généralement du lundi au samedi, sans contrat formel, sans congés et sans protection sociale.
Le MMLK indique également que la majorité de ces travailleurs ne sont pas déclarés à la caisse de sécurité sociale et ne bénéficient d’aucune prime. Leur rémunération mensuelle se situerait généralement entre 5 000 et 10 000 FCFA, tandis que certains atteindraient 15 000 FCFA, un niveau qui reste très inférieur au SMIG légal de 52 500 FCFA.
Pour le mouvement, cette situation révèle une violation grave du code du travail togolais, qui encadre pourtant les activités du secteur privé et impose des normes minimales de rémunération et de protection des travailleurs.
Meuniers : appel à meilleures conditions de travail
Face à ce constat, le Mouvement Martin Luther King interpelle l’État, le patronat et les organisations syndicales afin qu’ils veillent au respect de la législation sociale dans ce secteur largement informel.
L’organisation affirme par ailleurs qu’elle pourrait accompagner les travailleurs dans un mouvement de protestation. Elle évoque notamment une grève de trois jours pour exiger de meilleures conditions de travail et l’application effective du code du travail.
Le MMLK appelle enfin les meuniers à se mobiliser pour défendre leurs droits et améliorer leurs conditions de vie.