À l’occasion du cinquantenaire de la CEDEAO, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a marqué une pause pour dresser un bilan du chemin parcouru. Une rencontre s’est tenue le 27 mai à Lomé avec des acteurs du secteur privé et public, sous la présidence de Moctar Coulibaly, secrétaire général de la BIDC.
Moctar Coulibaly a salué les progrès enregistrés en matière d’intégration régionale. Mais il a aussi mis en lumière les défis qui freinent l’essor de la sous-région, notamment le déficit en infrastructures. Le besoin annuel en financement s’élève à 3 milliards de dollars, un montant hors de portée des seuls budgets publics.
L’appel aux partenariats public-privé
Pour combler ce vide, la Banque d’Investissement mise sur les partenariats public-privé. Entre 2012 et 2023, près de 47,3 milliards USD ont été mobilisés pour les infrastructures africaines, principalement dans l’énergie et les télécommunications. Ces chiffres montrent, selon M. Coulibaly, que le secteur privé est prêt à s’impliquer, à condition d’un cadre politique stable et attractif.
La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO a esquissé une feuille de route ambitieuse. Elle repose sur le renforcement des institutions régionales, l’harmonisation des politiques publiques, et l’investissement dans le capital humain. « Sans secteur privé, pas d’innovation ; sans secteur public, pas de vision », a rappelé M. Coulibaly.
Un message pour les 50 prochaines années de la CEDEAO
La Banque veut incarner ce pont stratégique entre les deux mondes. Elle finance déjà des projets majeurs dans la sous-région : énergies renouvelables au Cap-Vert, agro-industrie au Nigéria, routes en Côte d’Ivoire… Objectif : construire une Afrique de l’Ouest compétitive et résiliente.
À travers cette célébration, la BIDC invite à renforcer la coopération entre États et à mutualiser les ressources. Comme l’a souligné son secrétaire général, « un seul doigt ne peut soulever un caillou ». Un proverbe plein de sens pour un avenir commun.