Les océans, source de vie et colonne vertébrale du commerce mondial, sont aujourd’hui au cœur d’une crise sécuritaire majeure. De la piraterie à la contrebande, en passant par les cyberattaques, les menaces en mer prennent une ampleur inédite, inquiétant les Nations unies. Cette situation alarmante a conduit le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à lancer un appel solennel devant le Conseil de sécurité.
Selon l’Organisation maritime internationale, les attaques en mer ont bondi de 50 % par rapport à l’année précédente. Cette recrudescence frappe particulièrement l’Asie, où les incidents recensés ont presque doublé. Les zones stratégiques, comme les détroits de Malacca et de Singapour, la mer Rouge, le golfe d’Aden et le golfe de Guinée, deviennent des points chauds de l’instabilité.
À ces attaques classiques s’ajoutent des activités illicites de grande envergure : trafic d’êtres humains, pêche illégale, contrebande de pétrole, d’armes et de drogues. Des réseaux transnationaux orchestrent des itinéraires complexes : l’héroïne venue d’Afghanistan passe par l’océan Indien vers l’Afrique de l’Est ; la cocaïne traverse l’Atlantique depuis les Amériques jusqu’aux ports africains et européens.
Océans en crise : Antonio Guterres intervient
Nouvelle dimension de cette insécurité : les cyberattaques. Ports et compagnies maritimes deviennent des cibles numériques, rendant la sécurité des chaînes logistiques encore plus vulnérable.
Antonio Guterres a insisté sur la nécessité de respecter le droit international, de traiter les causes profondes de l’insécurité maritime et de renforcer les partenariats entre États.
Guterres a rappelé que l’humanité dépend des océans, que ce soit pour l’oxygène, la biodiversité ou l’économie. Protéger les mers, c’est protéger la planète et assurer la stabilité mondiale.