SUNU Bank Togo poursuit sa restructuration dans un contexte marqué par des tensions sociales et des inquiétudes autour de sa solidité financière. La fermeture de sept (7) agences et le licenciement économique de 42 agents constituent l’un des volets majeurs d’un plan stratégique adopté en septembre 2024. Cette réforme,selon le conseil d’administration, vise à réduire les charges et à rétablir la rentabilité.
D’après le Conseil, ces départs, « difficiles mais nécessaires », ont été décidés après plusieurs concertations et dans le respect des dispositions légales. Les salariés concernés ont perçu leurs droits légaux ainsi que des compensations financières variant entre 8 et 66 mois de salaire net selon l’ancienneté, représentant un effort financier important pour l’institution.
Sunu Bank : L’enjeu est clair
La banque justifie ces réformes par la nécessité de consolider ses bases, après plusieurs années sans rendement pour ses actionnaires. Sur plus de 15 ans, les 2 000 actionnaires togolais n’ont perçu qu’un seul dividende, en 2023, consécutif à l’intégration de l’établissement dans le groupe SUNU.
Toutefois, les tensions sociales persistent. Le Synbank, syndicat des employés et cadres des banques, rejette le licenciement économique et réclame un plan de départ volontaire, assorti de 36 mois de salaires supplémentaires et de l’annulation des remboursements de crédits en cours pour les salariés concernés. Un préavis de grève a été maintenu malgré la médiation engagée par le gouvernement.
Pour la direction de SUNU Bank Togo, l’enjeu reste clair : restaurer la solidité financière, améliorer la performance et garantir la sécurité des dépôts des clients. Elle assure que les comptes, contrats et engagements en cours ne sont pas affectés par la restructuration, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre le redressement pour assurer la pérennité de la banque sur le marché togolais.