L’Assurance Maladie Universelle (AMU) du Togo durcit le ton face aux pratiques frauduleuses dans son réseau. Treize structures sanitaires viennent d’être suspendues pour des irrégularités constatées lors de récents contrôles.
Une mesure disciplinaire exemplaire
Selon un communiqué conjoint de l’AMU-CNSS et de l’Assurance Malafie Universelle-INAM, ces sanctions s’étendent sur plusieurs mois, voire plusieurs années selon la gravité des cas. Les établissements concernés vont des centres médicaux aux pharmacies et cabinets d’optique. Parmi eux figurent notamment la Maison Médicale, le CMS Ma Santé, la Pharmacie Agbonou ou encore le Centre Optique Nova Vision.
Les enquêtes internes auraient mis en évidence des anomalies dans la facturation et la délivrance de médicaments. Face à ces manquements, l’Assurance a réaffirmé son engagement à garantir une gestion transparente des fonds publics et à protéger les droits des assurés.
Voici les structures suspendues
- Maison Médicale, suspendue pour une durée d’un an (15/10/2025 – 14/10/2026)
- CMS Ma Santé, suspendu pour un an (30/09/2025 – 29/09/2026)
- CMS Vidosa, également suspendu pour un an (23/09/2025 – 22/09/2026)
- Lunetterie Optistyle, suspendue pour un an (02/06/2025 – 01/06/2026)
- Pharmacie Forever, suspendue pour un an (17/03/2025 – 16/03/2026)
- Pharmacie Saint Esprit, suspendue pour un an (17/03/2025 – 16/03/2026)
- Centre Optique Nova Vision, suspendu pour un an (14/02/2025 – 13/02/2026)
- Clinique Espérance 22, suspendue pour un an (14/02/2025 – 13/02/2026)
- Centre de Basse Vision et Optique Médicale, suspendu pour un an (14/02/2025 – 13/02/2026)
- Cabinet médical TELLA’A, suspendu pour un an (11/12/2024 – 10/12/2025)
- Dépôt pharmaceutique St Alphonse, suspendu pour deux ans (25/06/2025 – 24/06/2027)
- CMS des Étoiles, suspendu depuis le 14/02/2025 jusqu’à nouvel ordre
- Pharmacie Agbonou, subit la plus longue suspension, de trois ans (25/06/2025 – 24/06/2028)
AMU invite les assurés à la vigilance
En attendant la fin des sanctions, la prise en charge médicale dans ces établissements est suspendue. L’AMU invite donc les bénéficiaires à se référer à d’autres prestataires agréés pour assurer la continuité de leurs soins.
Cette série de suspensions marque une nouvelle étape dans la politique de tolérance zéro prônée par l’Assurance Maladie Universelle. Une manière de rappeler que la fraude ne sera plus tolérée dans un système censé servir l’intérêt collectif.