Il promettait des victoires miracles et un sacre continental. Mais la réalité l’a rattrapé. Un homme se présentant comme marabout malien a été interpellé lundi à Paris, après avoir escroqué plusieurs personnes pendant la Coupe d’Afrique des Nations.
Selon plusieurs médias, l’individu, identifié comme Sinayoko Karamoko, aurait promis de « ramener la Coupe d’Afrique 2025 à Bamako » grâce à des pratiques mystiques. Pour financer ces rituels, il aurait sollicité d’importantes sommes d’argent.
Près de 30 000 euros collectés par le marabout
D’après les informations relayées, le faux marabout aurait réussi à amasser plus de 30 000 euros, soit environ 19,7 millions de francs CFA, auprès de victimes convaincues de l’efficacité de ses promesses.
Cette collecte aurait eu lieu tout au long de la CAN, alors que la sélection malienne avançait dans la compétition avant d’être éliminée en quarts de finale par le Sénégal sur le score de 1 but à 0.
Une fuite précipitée après l’élimination
Toujours selon la presse, l’homme aurait quitté Bamako juste après l’élimination du Mali, dans ce qui est décrit comme une exfiltration organisée. Craignant des représailles, il aurait pris la direction de la France, laissant derrière lui une vive colère.
Le média Al Wihda rapporte que plusieurs groupes de jeunes maliens se seraient mobilisés autour de son domicile, exigeant des explications. Des patrouilles de sécurité auraient même été déployées pour éviter des actes de vengeance ou des pillages.
Un personnage controversé
Des créateurs de contenus cités par Le Parisien décrivent Sinayoko Karamoko comme un activiste politique reconverti subitement en marabout, qui aurait profité de l’engouement populaire autour de la CAN pour faire fortune.
Son arrestation à Paris met un coup d’arrêt à cette affaire qui illustre une fois de plus les dérives liées aux fausses croyances et à l’exploitation de la passion du football.
Cette escroquerie rappelle les dangers des promesses miracles et souligne la nécessité de vigilance, surtout en période de forte ferveur sportive. Pour de nombreux supporters, le rêve d’un sacre continental s’est transformé en désillusion financière.