L’Association des Tenanciers de Bars et Restaurants (ATBR) de la plage Golfe 1 souhaitent obtenir un délai supplémentaire avant de libérer les lieux. Sommés de quitter le littoral fin février 2026, ces commerçants installés souhaitent éviter des pertes importantes et protéger les emplois qu’ils ont créés depuis leur implantation.
Lors d’un point de presse tenu récemment, les responsables de l’ATBR ont rappelé que leur présence sur la plage s’inscrit dans la dynamique de décentralisation et de salubrité publique engagée par le gouvernement, et qu’elle a été réalisée en accord avec la mairie du Golfe 1. Ils ont exprimé leur gratitude envers les autorités locales et nationales, saluant particulièrement l’accompagnement du maire, du gouverneur du Grand Lomé, des ministres concernés, ainsi que le soutien des forces de sécurité.
« Depuis 2022, nous avons créé 744 emplois sur ce site : serveurs, cuisiniers, chauffeurs, agents de sécurité et personnels administratifs. Une fermeture brutale mettrait en difficulté ces employés et leurs familles », a expliqué Joachim Mensah, secrétaire général de l’ATBR.
Bien que la mairie ait fixé une date limite pour la libération des lieux, les tenanciers insistent sur le fait qu’ils ne contestent pas la décision. Leur demande se limite à un délai raisonnable qui leur permettrait de régler leurs obligations financières, négocier avec les banques et organiser le départ sans compromettre leur activité ni la sécurité des employés.
Délai supplémentaire
Pour l’ATBR, ce temps supplémentaire serait également l’occasion de trouver un nouveau site et de planifier une reconversion éventuelle, afin de quitter la plage « dans la dignité », sans laisser derrière eux des dettes ou des familles désemparées.
Les tenanciers appellent donc le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, à examiner leur requête et à permettre un calendrier plus flexible pour cette transition. Selon eux, cette mesure garantirait une sortie ordonnée et préserverait les emplois et les équilibres sociaux liés à leur activité sur le littoral.