Le gouvernement togolais change les règles dans la filière anacarde. Désormais, une partie des noix de cajou produites dans le pays devra être transformée localement avant toute exportation. Cette décision fait suite à un arrêté interministériel signé le 30 décembre 2025 par les ministres en charge de l’Agriculture et de l’Économie. L’objectif est clair : créer plus de valeur sur place et mieux organiser le secteur.
La principale mesure concerne les acheteurs agréés et les coopératives de producteurs.
Avant de vendre leurs noix de cajou à l’étranger, ils doivent désormais céder au moins un tiers (1/3) de leur stock aux unités de transformation installées au Togo.
Le prix de vente sera fixé au début de chaque campagne par les acteurs de la filière. Cette disposition vise à garantir un accès régulier des transformateurs à la matière première.
Noix de cajou : Des règles strictes pour suivre les livraisons
Pour éviter les abus, chaque livraison devra être prouvée.
Les opérateurs devront fournir un document appelé quitus ou bordereau de livraison, délivré par les unités de transformation et validé par le Conseil interprofessionnel de la filière anacarde du Togo (CIFAT).
Ce système permet de contrôler que la règle du tiers est bien respectée.
Des sanctions en cas de non-respect
Les autorités prévoient des sanctions pour les contrevenants.
Tout acheteur ou toute coopérative qui ne respecte pas cette obligation sera interdit de vendre aux exportateurs pendant toute la campagne.
Cependant, une exception est prévue. Si les unités de transformation ne sont pas en mesure de recevoir les noix de cajou, le CIFAT peut délivrer une autorisation spéciale pour permettre la poursuite des ventes.
Exportation toujours sous contrôle
L’exportation des noix de cajou reste encadrée.
Seuls les opérateurs disposant d’un agrément officiel peuvent exercer cette activité. En cas de non-respect, les cargaisons peuvent être saisies par les autorités compétentes.
À travers cette réforme, le gouvernement veut réduire l’exportation brute des noix de cajou et encourager leur transformation sur place.
L’objectif est de créer des emplois, augmenter les revenus des acteurs locaux, renforcer la filière agricole
En misant sur la transformation locale, le Togo espère tirer davantage profit de cette culture stratégique.