Lomé accueille depuis hier, un séminaire de renforcement des capacités sur l’assurance maladie complémentaire. Organisé par la Direction nationale des assurances cet atelier vise à outiller les acteurs du domaine de la santé à mieux concevoir, tarifer et mettre en œuvre des produits adaptés au contexte togolais, en appui à l’assurance maladie universelle.
Placée sous le thème « Conception, tarification et mise en pratique d’une assurance maladie complémentaire à une assurance maladie universelle obligatoire de base », cette session de formation réunit des cadres de l’administration et des professionnels du secteur.
Selon le Directeur national des assurances, Assignon Koffi Elom, cette initiative émane du ministre de la Santé. Dès sa prise de fonction, ce dernier, également assureur de formation, a identifié le besoin de former les acteurs du marché à l’assurance complémentaire universelle.
L’objectif de cette formation est de faire connaître les techniques d’élaboration des produits complémentaires santé et transmettre des outils pratiques pour développer des offres adaptées aux réalités du marché togolais.
Des experts en santé pour encadrer les travaux
Les travaux sont animés par des experts du Centre international de formation professionnelle (CIF-pro). Ces spécialistes partagent leur expertise afin de renforcer les capacités techniques et opérationnelles des participants.
Durant cinq jours, ces derniers seront outillés pour mieux instruire les agréments, encadrer les produits complémentaires et maîtriser les mécanismes de tarification. L’accent est également mis sur l’évaluation des risques et le maintien de l’équilibre financier des régimes.
Quatre modules au cœur de la formation
Le séminaire s’articule autour de quatre modules principaux. Le premier porte sur les fondamentaux de l’assurance maladie universelle et complémentaire. Il aborde les principes de l’AMU, le rôle de l’assurance complémentaire ainsi que les enjeux économiques et sociaux.
Le deuxième module est consacré à la conception des produits. Il traite notamment de la définition des garanties, de la segmentation des bénéficiaires et de l’articulation entre assurance obligatoire et complémentaire.
Le troisième module s’intéresse à la tarification et à l’équilibre financier. Les participants y explorent les bases de calcul, les facteurs de coût et les notions de mutualisation et de cotisation.
Enfin, le quatrième module aborde la mise en œuvre, la gestion et la gouvernance. Il met l’accent sur le déploiement opérationnel, le suivi des performances et l’amélioration continue du système.
Un appel à des recommandations concrètes
Lançant officiellement les travaux, le secrétaire général du ministère, Winga Dissaliba, a rappelé aux participants leur rôle clé dans la régulation du secteur. Il les a exhortés à une participation active et à des échanges constructifs.
Selon lui, les réflexions issues de ce séminaire doivent déboucher sur des recommandations concrètes pour améliorer la gouvernance du système de santé. L’objectif final reste de garantir une meilleure articulation entre l’assurance obligatoire et l’offre complémentaire, au bénéfice des populations.