Le Fonds monétaire international (FMI) séduit par la résilience du Burkina Faso, a validé un nouveau financement après la quatrième revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit. Un décaissement immédiat d’environ 33,2 millions de dollars est donc annoncé pour soutenir le pays dirigé par Ibrahim Traoré.
Selon Kenji Okamura, l’économie du Burkina Faso a fait preuve de solidité malgré les défis sécuritaires et humanitaires. Il souligne des progrès dans la gestion budgétaire, une inflation maîtrisée et des efforts de gouvernance qui contribuent à maintenir la dette à un niveau soutenable.
Les performances du programme sont jugées globalement satisfaisantes. Les autorités ont respecté l’essentiel des critères à fin juin 2025, avec seulement un léger écart inférieur à 0,1 % du PIB. À fin septembre, seul le plafond des arriérés de remboursement de TVA a été légèrement dépassé, de 0,02 % du PIB.
La croissance économique a atteint 5,0 % en 2025, contre 4,8 % l’année précédente. Cette progression est notamment portée par l’activité minière artisanale, stimulée par la hausse des prix de l’or. À moyen terme, la croissance pourrait se situer entre 4,5 % et 5,0 %, sous réserve d’une amélioration du contexte sécuritaire.
Le niveau d’inflation au Burkina Faso
L’inflation a reculé à -0,5 % grâce à la baisse des prix alimentaires et devrait se rapprocher de 2 % dans les prochaines années.
Pour consolider ces résultats, le FMI recommande de renforcer l’environnement des affaires, de soutenir le secteur privé et de mieux protéger l’économie face aux chocs extérieurs. Il insiste aussi sur la poursuite de la discipline budgétaire tout en préservant les dépenses sociales essentielles.
Le financement servira notamment à soutenir l’agriculture de subsistance, à renforcer l’adaptation aux risques climatiques et à réduire la dépendance aux importations alimentaires, un enjeu majeur pour un secteur qui concerne près de 80 % de la population.