La filière cotonnière togolaise continue de faire face à des difficultés. À l’issue de la campagne 2024-2025, la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) a annoncé une production de 60 403 tonnes de coton graine. Ces données sont officiellement présentées lors de la rencontre nationale de bilan tenue mercredi dernier à Kara.
Ce chiffre marque un recul de 8,4 % par rapport à l’objectif fixé de 66 000 tonnes et une baisse de 9,8 % par rapport à la campagne précédente, qui s’était conclue sur une production de 67 000 tonnes. Cette contre-performance est principalement imputée aux aléas climatiques, notamment aux irrégularités pluviométriques ayant affecté les principales zones de culture.
Les cotonculteurs engagés
Malgré ce contexte défavorable, les responsables de la NSCT ont souligné la résilience de la filière, portée par l’engagement constant des producteurs. Toutefois, cette tendance reste préoccupante pour le groupe singapourien Olam, en charge de la filière depuis 2020. À l’exception de la campagne 2023-2024, marquée par un rebond temporaire, la production nationale peine à franchir durablement le cap des 60 000 tonnes.
Pour inverser cette dynamique, les acteurs réunis à Kara ont adopté une feuille de route ambitieuse pour la campagne 2025-2026 : 110 000 hectares à emblaver avec un objectif de production fixé à 93 000 tonnes de coton graine.
Afin de soutenir cet effort de relance, l’État a décidé de reconduire les prix incitatifs. Le prix d’achat du coton graine est maintenu à 300 FCFA le kilogramme, tandis que les prix des engrais (NPKSB et Urée) restent fixés à 14 000 FCFA le sac. Une mesure saluée par les producteurs, dans un contexte où le coût des intrants agricoles continue de grimper sur le marché international.
La prochaine campagne s’annonce ainsi primordiale pour une filière qui, malgré les défis, demeure stratégique pour l’économie agricole du pays.