Une drame s’est récemment déroulée, à Lomé précisément sur le boulevard de l’Oti. Mercredi 10 septembre 2025, une moto chargée de bidons de carburant frelaté a soudainement explosé en pleine circulation. Le véhicule a été réduit en cendres. Le deux-roues a été entièrement calciné.
Aucun blessé, mais beaucoup de peur
Par miracle, le conducteur est sorti indemne de l’explosion. Aucun passant n’a été touché. Selon des témoins, l’homme roulait à vive allure quand une étincelle a enflammé la cargaison.
Cet incident relance le débat sur la circulation du carburant de contrebande. Depuis des années, des motos lourdement chargées de bidons sillonnent les rues de Lomé. Véritables bombes roulantes, elles exposent chaque jour conducteurs et riverains à un risque d’accident majeur.
Le visage d’un marché toléré
Derrière cet accident se cache une réalité bien connue des habitants de la capitale : la prolifération du carburant de contrebande, vendu au bord des rues dans des bidons jaunes. Moins cher mais non contrôlé, ce commerce alimente une économie souterraine où des dizaines de familles tirent leur survie.
Les motos utilisées pour transporter ces bidons deviennent des engins hautement inflammables. Une simple étincelle, comme celle qui a provoqué l’explosion du boulevard de l’Oti, suffit à transformer la cargaison en véritable bombe roulante.
Drame : Un débat relancé
Si les autorités tolèrent souvent cette pratique, c’est parce qu’elle reste pour beaucoup une source de revenus. Mais l’accident de Lomé rappelle les risques majeurs : incendies, explosions et menaces constantes pour la sécurité publique.
Ce nouvel incident pose une question de fond : comment concilier la lutte contre l’économie parallèle du carburant et la nécessité de protéger les vies humaines ? Entre contrôle, alternatives économiques et répression, le débat reste ouvert.