Le 1er sommet mondial sur l’IA ‘’AI Global Summit on Africa’’ ont débuté jeudi 03 Avril à Kigali, au Rwanda. Le Président de la République Faure Essozimna Gnassingbé a livré sa vision pour un développement stratégique de l’intelligence artificielle en Afrique.
Le thème de cette rencontre s’intitule : « L’IA et le dividende démographique de l’Afrique : réimaginer les opportunités économiques pour la main-d’œuvre africaine ».
Hôte d’honneur de cette rencontre internationale, le chef de l’État togolais a défendu une approche sélective et pragmatique, alignée sur les réalités africaines. « Nous devons identifier les domaines dans lesquels nos besoins sont les plus urgents pour que nos efforts produisent un effet de levier maximal », a-t-il déclaré. Il a cité notamment la santé, l’éducation et l’agriculture comme domaine priorités. Pour lui, l’Intelligence Artificielle peut représenter une solution concrète aux défis structurels du continent.
IA : Un sommet de haut niveau pour des solutions africaines
Cette 1ère édition de l’AI Global Summit on Africa réunit leaders politiques, investisseurs, chercheurs et entrepreneurs. Ils y discutent de questions cruciales telles que l’impact de l’Intelligence Artificielle sur l’emploi des jeunes, la gouvernance numérique, la gestion des données et les opportunités de développement inclusif.
L’initiative est portée par le Centre pour la Quatrième Révolution Industrielle, en partenariat avec le Forum Économique Mondial. Objectif : définir de nouvelles pistes de coopération pour accompagner la transformation numérique de l’Afrique.
Le Togo veut prendre le train de l’innovation
Fort d’une dynamique enclenchée depuis 2024 avec plusieurs événements dédiés à l’Intelligence Artificielle, le Togo s’apprête à lancer une Stratégie nationale d’intelligence artificielle. À cela s’ajoute un projet de création d’un Data Lab international et d’une Maison de l’Intelligence Artificielle, preuve de l’engagement du pays à intégrer durablement les innovations technologiques dans son développement.
Faure Gnassingbé reste convaincu que l’Afrique peut devenir un terrain d’innovation pour elle-même et pour le monde. Une ambition qui, selon lui, repose sur une montée en compétences de la jeunesse, un environnement numérique solide, et une synergie entre secteurs public et privé.