Au Niger, les autorités renforcent leur politique de lutte contre la pollution plastique. Un nouvel arrêté, pris à Niamey, vient consolider l’application de la loi de 2014 en imposant une élimination progressive des sachets plastiques non biodégradables dans les supermarchés de la capitale.
Douze ans après l’adoption de cette législation, ces emballages restent largement présents dans les circuits commerciaux. Leur utilisation continue de peser sur l’assainissement urbain, les déchets plastiques obstruant régulièrement les caniveaux et contribuant à la dégradation de l’environnement.
Pour accompagner cette transition, l’administration de la ville a accordé un délai de six mois aux exploitants de supermarchés. Cette période leur permettra d’écouler ou de détruire leurs stocks existants avant l’entrée en vigueur de l’interdiction définitive. À terme, la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables seront proscrites.
Des alternatives plus durables envisagées au Niger
Les opérateurs économiques devront désormais privilégier des alternatives plus durables, notamment les sacs biodégradables, les emballages en papier, les paniers ou les contenants réutilisables.
Le texte prévoit également un régime de sanctions. Les contrevenants impliqués dans la production ou l’importation de sachets plastiques interdits encourent des peines d’emprisonnement allant de six mois à un an. L’utilisation à des fins professionnelles est passible de trois à six mois de prison, tandis que les particuliers s’exposent à une amende de 100 francs CFA par sachet utilisé.
À travers cette nouvelle mesure, les autorités nigériennes entendent accélérer la transition vers des emballages plus respectueux de l’environnement et réduire les coûts liés à la gestion des déchets plastiques dans la capitale.
