Depuis plusieurs jours, une polémique enfle sur les réseaux sociaux. Des internautes accusent Jean-Pierre Fabre et Me Dodji Apévon de continuer à percevoir leurs salaires de députés alors qu’ils ne siègent pas à l’Assemblée nationale. Une rumeur devenue virale, alimentée par des publications et commentaires sans vérification.
Face à cette agitation numérique, les deux responsables de l’opposition ont décidé de réagir publiquement. En marge de la signature de la nouvelle charte du CNCC, à Lomé, le président de l’ANC a balayé les accusations. Sans entrer dans les détails de la polémique, il a répondu de manière tranchante : « Considérez-nous comme des partis politiques normaux et responsables. »
Une déclaration qui renvoie, selon lui, au respect du cadre légal. L’opposition estime en effet agir dans la cohérence de ses choix politiques face au système institutionnel en place.
De son côté, Me Dodji Apévon, leader des FDR, a rappelé la position de son camp après les législatives de 2024 : le refus de siéger malgré les cinq sièges obtenus.
« Quand on a fait les élections législatives de 2024, nous avons décidé de ne pas siéger pour plusieurs raisons. Et c’est fini. Ce qui se passe là-bas ne nous concerne plus », a-t-il martelé.
Une attaque contre les dérives des réseaux sociaux
L’avocat a surtout dénoncé la manière dont la rumeur a été amplifiée en ligne, sans vérification. Il s’est montré particulièrement critique envers les internautes :
« J’ai l’impression que les gens sont devenus malades sur les réseaux sociaux », a-t-il lancé.
Pour rappel, sur les 113 sièges de l’Assemblée nationale, l’opposition n’en avait remporté que cinq. Tandis que l’ADDI et la DMP ont choisi d’y siéger, l’ANC et les FDR ont refusé, dénonçant un scrutin qu’ils jugent contestable et une Constitution qu’ils rejettent.
Dans ce climat déjà polarisé, les réseaux sociaux apparaissent une nouvelle fois comme un terrain où la rumeur prend souvent le pas sur les faits.