Faure Gnassingbé, président du Conseil, a dressé mardi un état des lieux complet de la Nation devant les parlementaires togolais. Il a placé l’économie au cœur de son intervention. Pour lui, l’entrée dans la 5ᵉ République doit s’accompagner d’une accélération décisive de la transformation du modèle économique togolais.
Le président du Conseil a insisté sur le fait que la stabilité institutionnelle nouvellement consolidée ne sera pleinement significative que si elle se traduit par des résultats tangibles pour les citoyens.
« La stabilité prendra tout son sens à travers une croissance plus robuste, plus inclusive et mieux répartie sur l’ensemble du territoire », a-t-il souligné.
Pour Faure Gnassingbé, l’économie togolaise doit désormais s’appuyer sur trois leviers structurants : la modernisation de l’agriculture, l’industrialisation soutenue et la transition numérique. Chacun de ces axes est appelé à renforcer la compétitivité nationale et à créer des emplois durables.
Sur l’agriculture, il a insisté sur « l’augmentation de la productivité, le renforcement de la souveraineté alimentaire, l’intensification de la transformation locale des matières premières et la consolidation des chaînes de valeur nationales et régionales ».
Concernant l’industrialisation, il a rappelé la nécessité d’une approche équilibrée pour « réduire les disparités entre régions et garantir des opportunités économiques équitables pour tous ».
La transition numérique est, selon lui, un pilier stratégique. « Elle permettra de moderniser l’administration, fluidifier l’accès aux services, soutenir l’innovation et offrir aux jeunes de nouvelles perspectives dans un environnement économique en mutation ».
Une gouvernance économique forte pour une nation forte
Faure Gnassingbé a également insisté sur l’importance d’une gouvernance économique efficace et transparente.
« Chaque politique publique devra s’accompagner d’objectifs mesurables, d’un calendrier défini, d’un budget maîtrisé et d’une évaluation régulière », a-t-il précisé.
Le président du Conseil a enfin souligné la nécessité de renforcer les infrastructures, routes, énergie, eau, connectivité, pour soutenir l’activité économique et attirer les investissements.
Il a conclu en rappelant que la nouvelle architecture institutionnelle doit « permettre un pilotage plus rigoureux de l’action gouvernementale, en garantissant une cohérence entre les ambitions nationales, les choix budgétaires et les résultats attendus ».
Pour Faure Gnassingbé, « la transformation économique du Togo sera le moteur de la cohésion nationale, de l’équité territoriale et de la consolidation du progrès social ».