L’Agence nationale de gestion de l’environnement (ANGE) a officiellement lancé mardi 29 avril le Projet qualité de l’air au Togo (PQAT). Cette initiative estimée à 4 milliards de fcfa, est destinée à surveiller et améliorer l’air que respirent les citoyens, notamment dans les grandes villes.
Face à une urbanisation rapide et à une pollution atmosphérique de plus en plus préoccupante, le PQAT vise à identifier les principales menaces qui pèsent sur la santé publique. Le bois de chauffe, les fumées industrielles non contrôlées, ainsi que le brûlage à ciel ouvert des ordures sont désignés comme les principales sources de pollution dans le pays.
« Ce projet vient pour déployer des stations de mesure, afin que nous sachions à quelles menaces nous sommes confrontés quotidiennement », a souligné Lantam Djeri Wake, coordinateur du PQAT, lors de la cérémonie de lancement.
3 phases pour un impact durable
Le PQAT se déploiera en trois étapes clés :
- Installation de capteurs dans les zones urbaines à fort trafic et à forte densité humaine ;
- Collecte et analyse des données, avec diffusion régulière auprès du public et des décideurs ;
- Sensibilisation et accompagnement vers des pratiques de consommation plus respectueuses de l’environnement.
Projet de qualité de l’air : Un financement conséquent sur cinq ans
Doté d’un budget de 4 milliards de francs CFA, le projet s’étend sur une durée de cinq ans. Il s’inscrit dans les efforts du Togo pour aligner ses politiques environnementales aux normes internationales, tout en protégeant la santé de ses populations.
Le lancement du PQAT marque une étape importante dans la lutte contre la pollution de l’air, un enjeu souvent négligé mais crucial pour un développement urbain durable.