Entrée en vigueur le 13 mai 2025, la nouvelle hausse des tarifs de l’électricité continue de susciter la controverse. Dans un communiqué officel, la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) dénonce une réforme « injuste et opaque » qu’elle considère comme une charge supplémentaire sur les épaules des plus vulnérables.
La coalition d’opposition appelle les citoyens à une mobilisation pacifique et exige une réforme structurelle du secteur énergétique. Adoptée par un arrêté interministériel le 24 mars, la nouvelle grille tarifaire de la CEET prévoit une augmentation moyenne de 12,5 % sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement justifie cette mesure par le besoin d’assurer la viabilité économique du secteur. Mais pour la DMP, il s’agit d’une opération de rattrapage budgétaire déguisée, qui ne tient aucun compte de la précarité sociale.
La coalition critique une politique énergétique qu’elle juge au service d’intérêts privés, notamment à travers les tarifs préférentiels accordés à la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), pendant que les ménages supportent des coûts en forte hausse.
La Dynamique évoque également l’impact de cette mesure sur le quotidien et la santé des Togolais. Dans un pays où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, la hausse de l’électricité risque d’aggraver les inégalités, notamment en limitant l’accès à l’eau potable, au froid médical ou à une alimentation saine.
Hausse des tarifs : Une réforme jugée antidémocratique
Dans son communiqué, la Dynamique dénonce l’absence de concertation, le défaut de débat parlementaire et le manque de transparence dans l’élaboration de cette décision. Elle appelle à une réforme profonde de la CEET, pointant une gestion opaque, des pertes techniques chroniques et une gouvernance inefficace.
Face à ce qu’elle considère comme une « dérive antisociale », la DMP invite les citoyens à se mobiliser pacifiquement. Elle propose l’organisation d’états généraux de l’énergie pour repenser collectivement le système électrique national. Objectif : bâtir une stratégie plus équitable, plus transparente et plus accessible.
Pour la coalition, cette réforme n’est qu’un symptôme d’un modèle à bout de souffle. Elle plaide pour un changement de cap politique : « Le Togo a besoin d’un nouveau départ, sans Faure, pour construire enfin un État responsable et proche de ses citoyens»