La hausse des prix de l’électricité au Togo n’épargne aucun secteur. Les meuniers, premiers utilisateurs d’énergie dans leurs activités, viennent d’annoncer une augmentation de leurs tarifs. Une nouvelle grille de prix est désormais en vigueur sur toute l’étendue du territoire, selon une décision du Syndicat national des exploitants de moulins, pétrins et aiguisoirs du Togo (SYNEMPATO).
L’électricité, le nerf du moulin
Dans leur communiqué daté du 28 mai 2025, les responsables syndicaux expliquent que l’augmentation des charges d’exploitation, notamment le coût de l’électricité, ne leur permet plus de maintenir les anciens tarifs. « Nous faisons face à des dépenses croissantes, des pièces de rechange plus chères, et des salaires à revaloriser pour les meuniers », justifie le secrétaire général Kodjovi Senko.
Le moulin, service vital dans les quartiers populaires et milieux ruraux, devient ainsi un peu plus cher pour les ménages. Le prix de la mouture d’une mesure de maïs passe désormais à 250 FCFA, celui du piment à 800 FCFA, et la bassine de fécule de manioc monte à 500 FCFA. Même hausse pour le pétrissage : un sac de farine coûte désormais 1 600 FCFA à pétrir.
Une nouvelle grille tarifaire détaillée
| SERVICE | PRODUIT / OPÉRATION | PRIX (FCFA) |
| MOULIN | Une (1) mesure de maïs | 250 |
| Une (1) mesure de maïs germé | 200 | |
| Une (1) mesure de Galikou | 250 | |
| Une (1) bassine de fécule de manioc | 500 | |
| Une (1) mesure de piment | 800 | |
| Une (1) mesure d’arachide | 750 | |
| Une (1) mesure de mil germé | 1 000 | |
| PÉTRIN | Un sac (1) de farine de blé | 1 600 |
| AIGUISOIR | Une (1) paire de meule N°1 | 2 000 |
| Une (1) paire de meule N°2 | 2 500 | |
| Une (1) paire de meule de piment | 1 000 |
Des sanctions pour les récalcitrants
Le SYNEMPATO prend très au sérieux l’application de cette nouvelle tarification. Il interdit toute photocopie du tarif officiel sous peine d’amende de 5 000 FCFA, et prévoit 20 000 FCFA de sanction pour toute infraction à la grille. Le document original est vendu 1 000 FCFA.
Pour le syndicat, il s’agit non seulement de réajuster les coûts face à une inflation énergétique persistante, mais aussi de garantir l’équité entre exploitants. Reste à savoir comment les consommateurs, déjà éprouvés par la cherté de la vie, vont encaisser cette nouvelle charge.