Depuis hier, la capitale togolaise accueille la 4ᵉ édition du Festival La Marmite (FESMA 2025). Placé sous le thème « Femme, Agriculture et Alimentation », le FESMA ne se limite pas aux plaisirs de la table. L’objectif du festival est de promouvoir la cuisine locale et repenser l’alimentation durable en Afrique.
Cette année, au-delà de la gastronomie, le festival veut surtout faire réfléchir. Il propose une réflexion plus large sur les enjeux alimentaires, l’agriculture durable et la place des femmes dans ce secteur clé.
« Le FESMA est bien plus qu’un rendez-vous gastronomique. Il est aussi un espace de réflexion et d’innovation autour des enjeux alimentaires mondiaux et de la valorisation des filières locales », a déclaré Jean-Paul Agboh Ahouélété, commissaire général du festival.
Des chefs et des saveurs d’ici et d’ailleurs
Des chefs venus du Togo, du Sénégal, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Tchad et du Gabon sont présents pour animer des ateliers de cuisine, des masterclass et proposer des dégustations. Chaque jour, les visiteurs peuvent goûter à des plats typiques venus des cinq régions du Togo et de la diaspora.
Le FESMA accueille également le Forum international de la jeunesse, qui réunit une centaine de jeunes du Togo et de la sous-région. Ensemble, ils échangent sur des sujets comme la souveraineté alimentaire, le développement agricole et la valorisation des femmes dans le système alimentaire africain.
Culture, musique et innovation au menu du FESMA 2025
Le festival, c’est aussi un espace de découverte culturelle. Une conférence originale est prévue autour d’un livre d’un chercheur togolais, qui avance une théorie surprenante : les origines du reggae pourraient remonter aux sonorités traditionnelles togolaises. Un concert reggae viendra clore cette journée.
Autre moment fort : la Nuit des Tables Africaines, une soirée gastronomique où les chefs revisiteront le riz, produit vedette de cette édition, et d’autres ingrédients locaux.
Pour les organisateurs, le FESMA va bien au-delà de la fête. Il vise à changer les habitudes alimentaires et à promouvoir les produits locaux. « Les Togolais sont de plus en plus nombreux à valoriser notre cuisine. C’est un signe encourageant », confie Jean-Paul Agboh Ahouélété, commissaire général.