Le Togo accueille depuis lundi la 2è session de formation de l’Académie francophone de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La session, tout comme l’année précédente, porte sur sur la criminalité fiscale et financière. Organisée en partenariat avec l’Office togolais des recettes (OTR), la rencontre réunit des experts venus de 17 pays d’Afrique et des Caraïbes.
Renforcer les capacités contre la criminalité fiscale et le blanchiment
L’objectif est clair de former magistrats, policiers, gendarmes et agents des finances publiques à mieux détecter, prévenir et réprimer les fraudes fiscales, la criminalité financière et le blanchiment de capitaux. Pour les organisateurs, le renforcement des capacités est un levier essentiel pour protéger les économies nationales.
Une coopération internationale incontournable
Le représentant du ministre de l’Économie et des Finances, Stéphane Kpowbie Tchasso Akaya, a souligné que « face à la délinquance financière, aucun pays ne peut agir seul ». La collaboration internationale reste le principal rempart contre des pratiques qui fragilisent les systèmes fiscaux et menacent la stabilité économique.
Pour Mona Klein, responsable des formations à l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’Académie constitue un cadre stratégique de partage d’expériences et de bonnes pratiques. Elle renforce les outils de lutte contre la fraude, tout en harmonisant les approches entre États. Le choix du Togo pour cette session est perçu comme une reconnaissance de la confiance accordée aux institutions nationales.
Un dispositif durable pour protéger les économies
À travers cette Académie, l’OCDE et l’OTR entendent bâtir un dispositif pérenne pour contrer la criminalité financière. Les formations visent à doter les acteurs de la justice et des finances publiques de compétences solides pour sécuriser les recettes fiscales et assurer une meilleure gouvernance économique.