Au Ghana, la carte d’identité nationale intègre désormais une fonction de paiement grâce à un portefeuille numérique développé par l’Autorité nationale d’identification (NIA). L’objectif est de renforcer l’inclusion financière et faciliter l’accès aux services pour une large partie de la population.
Concrètement, cette nouvelle fonctionnalité permet aux détenteurs de la carte d’effectuer plusieurs opérations. Ils peuvent retirer de l’argent via les guichets automatiques bancaires, payer en magasin ou en ligne, mais aussi réaliser des transactions internationales vers plus de 200 pays. À cela s’ajoutent d’autres services comme l’assurance ou l’assistance d’urgence, accessibles directement via ce système intégré.
Pour activer ce portefeuille, les utilisateurs ont deux options simples : passer par l’application MyCitizens ou composer le code *402# sur leur téléphone. Une fois activée, la carte devient ainsi un véritable outil multifonction, combinant identité, accès aux services publics et désormais paiements.
Cette évolution s’inscrit dans la vision initiale de la Ghana Card. Selon la NIA, elle repose sur trois piliers : l’identification, le passeport et les paiements. Le volet identification est déjà opérationnel depuis plusieurs années, tandis que le passeport électronique, activé en 2022, permet à la carte d’être reconnue dans de nombreux pays. L’ajout du portefeuille numérique vient compléter ce dispositif.
Carte d’identité : Particularité
Autre particularité, ce système de paiement n’est pas contrôlé par une seule banque. Il a été conçu comme une plateforme ouverte capable d’intégrer plusieurs institutions financières, afin de garantir plus de flexibilité et d’accessibilité.
À terme, cette innovation pourrait transformer les usages financiers dans le pays. En reliant directement l’identité aux paiements, le Ghana explore un modèle qui pourrait réduire la dépendance aux réseaux traditionnels comme Visa ou Mastercard, tout en ouvrant la voie à de nouvelles applications, notamment dans des secteurs stratégiques comme le commerce de l’or.
Si son adoption se confirme, cette carte d’identité nouvelle génération pourrait bien redéfinir la manière dont les services financiers sont utilisés, au Ghana et au-delà.