Une scène pour le moins inhabituelle s’est produite dans l’est de l’Inde. Face à des démarches administratives qu’il ne comprenait pas, un cinquantenaire a pris une décision radicale ; celle de déterrer le corps de sa sœur pour prouver son décès auprès d’une banque. Les faits se sont déroulés lundi 27 avril dans l’État d’Odisha, précisément dans une agence bancaire du bloc de Patana, situé dans le district de Keonjhar.
Dans l’après-midi, l’homme s’est présenté au guichet avec un fardeau inattendu : les restes squelettiques de sa sœur aînée, décédée plusieurs mois plus tôt, le 26 janvier précisément.
Son objectif était d’avoir accès aux économies laissées par la défunte, estimées à 19 300 roupies (soit environ 140000 fcfa). Mais ses multiples tentatives précédentes auprès de l’établissement bancaire s’étaient soldées par des refus. La banque exigeait un document officiel attestant du décès, une procédure classique mais que l’homme, analphabète, ne comprenait pas.
Selon des informations rapportées, Jitu Munda n’a pas saisi la nature exacte de la demande administrative. Convaincu que la preuve la plus évidente restait le corps lui-même, il a décidé d’exhumer la dépouille de sa sœur pour la présenter directement aux agents de la banque.
La scène a suscité la stupeur parmi les clients présents dans l’agence, témoins d’un geste à la fois choquant et révélateur des difficultés d’accès à l’information administrative dans certaines zones rurales.
Au-delà de son caractère insolite, l’affaire met en lumière un problème plus profond : la fracture entre les exigences administratives modernes et les réalités de populations vulnérables, parfois peu alphabétisées. Pour ces dernières, les procédures officielles, pourtant nécessaires, peuvent devenir de véritables obstacles.
L’incident relance ainsi le débat sur la simplification des démarches administratives et l’accompagnement des usagers les plus fragiles, afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.