Comment distinguer une information fiable d’un contenu manipulé ou généré par l’intelligence artificielle ? C’est à cette préoccupation qu’a répondu AfriCheck en organisant, du 25 au 26 juin 2026, à Lomé, une session de formation sur le fact-checking à l’intention de 20 professionnels des médias.
Animée par Josaphat Finogbé, éditeur de copies à Pesacheck et formateur francophone, la rencontre était placée sous le thème : « Vérification des faits, analyse visuelle et déconstruction de la désinformation à l’ère de l’IA ». L’objectif était de renforcer les capacités des journalistes face aux nouvelles formes de manipulation de l’information.
Au cours de la formation, les participants ont exploré les fondements du fact-checking, présenté comme un processus permettant de vérifier l’exactitude des affirmations à partir de faits et de sources fiables. Ils ont également été initiés aux différents troubles de l’information, notamment la mésinformation, la désinformation et la malinformation.
Les échanges ont mis en lumière les conséquences des fausses informations dans les domaines politique, sanitaire, économique ou social. Selon le formateur, la rapidité de propagation des contenus trompeurs impose aux journalistes de renforcer leurs méthodes de vérification.
« Le journaliste est déjà un fact-checker de nature. Ce qui différencie le fact-checker, c’est surtout le rendu, avec un verdict clair sur une information. Aujourd’hui, la désinformation va plus vite que jamais, notamment en période de crises. Il faut donc des ambassadeurs de la vérité pour déconstruire les fausses informations », a expliqué Josaphat Finogbé.
Les participants ont également appris à utiliser plusieurs outils numériques permettant de vérifier l’authenticité des images et des vidéos circulant sur Internet. Des exercices pratiques ont notamment porté sur Google Lens, Google Images et InVID-WeVerify, ainsi que sur des plateformes d’archivage de contenus en ligne.
Témoignage des journalistes
Pour Jean Sovon, journaliste à Plume d’Afrique, cette formation apporte des réponses concrètes aux défis rencontrés dans les rédactions.
« Le formateur nous a appris plusieurs outils qui nous permettront désormais de vérifier les images et vidéos, de savoir si une image est authentique ou générée par l’intelligence artificielle. J’ai aussi appris l’importance d’archiver les liens afin de conserver les contenus, même lorsqu’ils sont supprimés », a-t-il témoigné.
Au terme des deux jours de travaux, des attestations de participation ont été remises aux bénéficiaires, marquant la clôture de cette initiative dédiée à la promotion d’une information crédible et à la lutte contre la désinformation.
