Le secteur de la restauration et du service traiteur connaît une croissance importante au Togo. Mais derrière cette dynamique se cachent plusieurs difficultés qui fragilisent encore les acteurs du secteur. Selon Jean-Paul Agbo-Ahouélété, commissaire général du Festival La Marmite (FESMA), trois principaux défis doivent aujourd’hui être relevés.
Il s’agit notamment de la formalisation des activités, leur pérennisation et le respect des règles d’hygiène et de sécurité alimentaire.
1. Passer de l’informel au formel
Le premier défi concerne la formalisation du secteur. Une grande partie des acteurs de la restauration exerce encore dans l’informel, ce qui constitue un frein à la structuration et au développement durable de leurs activités.
Le passage de l’informel au formel apparaît ainsi comme une étape importante pour permettre aux professionnels de mieux structurer leurs entreprises et d’évoluer dans un cadre plus organisé.
2. Pérenniser les activités
Le deuxième défi est celui de la pérennisation des activités. Dans le secteur de la restauration, de nombreux établissements ouvrent leurs portes, mais ne parviennent pas toujours à maintenir leurs activités sur le long terme.
« Il y a beaucoup qui ouvrent leur restaurant ou leur maquis et qui voient leur activité cesser au bout de quelques mois », souligne Jean-Paul Agbo-Ahouélété.
Cette situation met en évidence les difficultés rencontrées par certains entrepreneurs pour assurer la continuité et la viabilité de leurs établissements.
3. Renforcer l’hygiène dans la restauration
Le troisième défi concerne l’hygiène et la sécurité alimentaire. Avec la multiplication des restaurants, maquis et autres points de restauration, le respect des bonnes pratiques sanitaires devient un enjeu majeur pour protéger les consommateurs.
Pour Awesso Eyawoelong, ingénieur en hygiène alimentaire et formateur, les professionnels doivent davantage se former aux règles d’hygiène. Certains se lancent en effet dans la restauration en s’appuyant uniquement sur des connaissances acquises au sein de leur famille, sans disposer d’une formation de base en sécurité sanitaire.
Or, la restauration exige une maîtrise rigoureuse des bonnes pratiques afin de limiter les risques de contamination et de préserver la santé des consommateurs. Le respect de ces règles permet également aux professionnels de répondre aux exigences réglementaires en vigueur.
C’est dans cette perspective que le comité d’organisation du FESMA a organisé une séance de formation destinée aux exposants. La rencontre a permis de renforcer leurs connaissances sur les normes d’hygiène et les bonnes pratiques à adopter dans la restauration, avec notamment des exercices pratiques consacrés au lavage des mains, à la désinfection des espaces de travail et des aliments.
Pour Lauretta Mensah, participante et cheffe cuisine, cette formation a permis de transformer des connaissances parfois théoriques en pratiques concrètes. Elle entend notamment adapter le matériel utilisé et sensibiliser son personnel aux règles apprises.
Pour rappel, le FESMA 2026 se tiendra du 12 au 16 août 2026, sur l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé.
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