Depuis plus de 30 ans, le montant des allocations familiales au Togo reste figé à 2000 FCFA par enfant et par mois, selon le décret n°92-119 du 19 mai 1992. Dans un contexte économique marqué par l’inflation et l’augmentation des coûts de la vie, cette somme est aujourd’hui largement insuffisante pour répondre aux besoins réels des familles togolaises.
Malgré la loi n°2011-006 du 21 février 2011, qui autorise la révision des prestations sociales, aucune mesure n’a été prise pour ajuster ce montant. Cette loi prévoit en effet qu’une réévaluation des allocations familiales puisse se faire par décret, après un rapport du ministre chargé de la question. Pourtant, aucune révision n’a eu lieu.
Dans ce contexte, l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) a proposé une augmentation des allocations familiales à 5000 FCFA par enfant et par mois, dans son Livre Blanc 2024. Cette proposition vise à moderniser les allocations et à les aligner sur les standards de la région.
Allocations familiales : Cas du Togo et de la Côte d’Ivoire
La situation du Togo contraste avec celle de la Côte d’Ivoire, où les allocations familiales ont triplé en dix ans, atteignant 5000 FCFA. Mieux encore, un projet d’augmentation à 7500 FCFA est actuellement en cours. Une telle différence illustre bien le retard du Togo en matière de soutien aux familles.
Si le Togo décide d’augmenter les allocations familiales, cela aura un impact direct sur la vie des familles vulnérables. Une telle mesure permet de réduire la pauvreté, de renforcer le soutien aux ménages et de favoriser le développement des enfants.
Elle contribue ainsi à une plus grande cohésion sociale. Réajuster les allocations familiales n’est pas seulement une question économique, et un impératif social.