Le secteur du cacao traverse une crise profonde au Ghana. Face à cette situation, le président John Dramani Mahama annonce que le pays se passera désormais des financements étrangers pour l’achat des récoltes. Plusieurs autres mesures sont également prises, dont la baisse du prix garanti aux planteurs.
Dans ce contexte, le président John Dramani Mahama a annoncé sa volonté de se passer des financements étrangers pour l’achat des récoltes. Le Ghana amorce ainsi une démarche plus souverainiste dans ce secteur.
« Nous allons mettre fin aux financements étrangers pour l’achat de notre cacao. Nous allons émettre des obligations nationales pour financer notre propre cacao », a déclaré le président. Selon lui, le pays dispose déjà de suffisamment de cedis pour payer les planteurs sans faire appel à des investisseurs extérieurs.
« Nous n’avons pas besoin de mettre les fèves en garantie. Nous avons la capacité de transformer 400 000 tonnes et d’acheter les récoltes avec nos propres moyens », a insisté le chef de l’État. Il a rappelé que le prix actuel garanti aux planteurs équivaut à 70 % du prix sur le marché international.
Valorisation du Cacao ghanéen
Au-delà du cacao, le Ghana prépare une politique de valorisation interne. L’objectif est de limiter les exportations pour favoriser les usines locales. D’ici 2023, le pays prévoit même de stopper l’exportation de certains minerais afin d’alimenter son industrie nationale.