Le Togo continue de se démarquer dans la promotion du café Africain. Le mardi 2 avril 2025, à Abidjan en Côte d’Ivoire, les autorités togolaises ont officiellement remis à l’Organisation Interafricaine du Café (OIAC) l’Instrument d’Acceptation de l’Accord 2020. Ce document, à forte portée juridique, marque l’engagement ferme du pays à mettre en œuvre les dispositions du nouvel accord régional adopté par l’OIAC.
L’objectif visé est de créer une synergie entre les États membres pour dynamiser la filière café, renforcer les chaînes de valeur, encourager les investissements et accroître la compétitivité du café africain sur le marché mondial.
L’Accord 2020 de l’OIAC met un accent particulier sur la gouvernance inclusive, l’autonomisation des petits producteurs, la transformation locale et l’amélioration des conditions de vie dans les zones de production. En acceptant formellement cet accord, le Togo montre qu’il est prêt à aller plus loin dans les réformes.
L’engagement du Togo envers l’OIAC n’est pas nouveau. Le pays fut l’un des premiers à rejoindre l’organisation dès sa création le 31 août 1961. Plus récemment, le 11 mai 2023, il est devenu le premier État à adhérer officiellement à l’Accord 2020, réaffirmant ainsi son leadership dans la région. Ce double engagement place le Togo comme un partenaire stratégique dans la redynamisation du secteur caféier africain.
Une reconnaissance internationale
Présent lors de la cérémonie de remise, le Secrétaire général de l’OIAC, l’Ambassadeur Solomon Rutega, a salué cet acte qu’il considère comme un « tournant décisif » dans la vision commune des pays africains. Il a exprimé sa profonde reconnaissance au Président Faure Essozimna Gnassingbé pour son engagement constant en faveur du développement agricole durable et pour son rôle moteur dans les efforts régionaux en faveur de la sécurité économique.
Il a également encouragé les autres États membres qui n’ont pas encore ratifié l’accord à emboîter le pas au Togo, afin d’harmoniser les politiques et de garantir une voix unie pour défendre les intérêts du café africain sur les scènes continentale et internationale.
La cérémonie s’est déroulée en présence de deux hauts représentants togolais : M. Enselme Gouthon, Secrétaire général du Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), et M. Awoki Panassa, Haut-Commissaire du Togo à Accra, au Ghana. Leur présence atteste de l’importance stratégique que le pays accorde à cette filière, qui reste un pilier potentiel de développement agricole, de création d’emplois et de revenus pour les producteurs.
Le café africain : Une vision claire pour l’avenir
Avec cet engagement, le Togo envoie un message fort : le café ne doit plus être seulement un produit d’exportation, mais un vecteur de transformation économique. En consolidant sa place au sein de l’OIAC et en adoptant les réformes portées par l’Accord 2020, le pays s’inscrit dans une démarche de modernisation et de valorisation durable de la filière.
Dans un contexte où la sécurité alimentaire et la souveraineté économique deviennent des priorités, le Togo entend jouer un rôle moteur. Il espère également inspirer d’autres nations africaines à miser sur leurs ressources agricoles. Car pour le Togo, le café n’est pas seulement une culture, c’est un enjeu stratégique de développement.