Dans un contexte économique marqué par l’incertitude et les tensions géopolitiques, les acteurs régionaux multiplient les initiatives pour dynamiser les investissements privés en Afrique de l’Ouest. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’accord de partenariat signé le 29 mai 2025 à Abidjan entre la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et l’Assurance pour le Développement du Commerce et de l’Investissement en Afrique (ATIDI).
L’accord stratégique, conclu en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), vise à mettre en place une collaboration structurée en matière de gestion des risques. À travers cette alliance, les deux institutions entendent offrir aux entreprises un meilleur accès à des financements compétitifs, en particulier dans des secteurs clés comme l’énergie, les infrastructures et le commerce.
Créer un climat de confiance au sein de la CEDEAO
Pour les dirigeants de la BIDC, la priorité est claire : bâtir un environnement propice aux affaires. « Il faut réduire les incertitudes pour encourager les investisseurs », estime son président, Dr George Agyekum Donkor, qui voit dans l’assurance-crédit un outil décisif pour stabiliser le climat économique.
Du côté d’ATIDI, cette entente est également perçue comme un levier pour renforcer le tissu entrepreneurial local. « Les PME ont besoin d’une couverture adaptée pour prendre des risques et se développer », souligne le directeur général Manuel Moses. En mutualisant leurs ressources et expertises, les deux entités veulent ainsi faire de la région un pôle plus attractif pour les capitaux privés.
Vers une intégration plus autonome
Au-delà de l’objectif immédiat de réduction des risques, cet accord symbolise une volonté plus large : celle de favoriser une intégration économique régionale fondée sur des ressources africaines. Alors que la population ouest-africaine continue de croître, les besoins en développement se font plus pressants. Ce partenariat ouvre donc la voie à des solutions de financement innovantes, moins dépendantes des bailleurs extérieurs.
En misant sur des alliances Sud-Sud stratégiques, la BIDC et ATIDI envoient un signal fort : l’Afrique peut compter sur ses propres institutions pour porter son développement.