L’Université de Lomé rejoint officiellement, pour la période 2024-2028, le réseau des chaires de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce programme, doté d’un financement pluriannuel couvrant les équipements pédagogiques, les missions de terrain et les bourses de recherche, marque une avancée stratégique pour l’économie togolaise.
La sélection de l’Université de Lomé porte à 58 le nombre total d’universités membres réparties sur 4 continents. Le Togo devient ainsi l’un des 5 nouveaux pays à intégrer le programme cette année, aux côtés du Nigeria, du Qatar, de la République dominicaine et du Vanuatu.
Le programme des chaires de l’OMC, lancé en 2010 et financé notamment par la France, l’Autriche, la Corée du Sud et l’Australie, a pour objectif de renforcer les capacités des pays en développement en matière de politique commerciale. L’entrée du Togo dans ce programme, soutenue par les plus hautes autorités nationales, s’inscrit dans une dynamique d’influence économique régionale.
Commerce international : 3 piliers principaux
Le plan de travail annuel de la Chaire OMC-UL repose sur trois piliers :
- Recherche : études sur l’impact économique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) sur les chaînes de valeur agricoles, avec un accent sur le secteur du coton dans l’espace CEDEAO.
- Formation : intégration d’un cours de commerce international dans les programmes de master.
- Sensibilisation : conférences, ateliers, séminaires ouverts aux décideurs publics, aux opérateurs économiques et à la société civile.
Pour le professeur Akouété Ega Agbodji, titulaire de la chaire, il s’agit d’un levier stratégique pour contribuer à la formulation de politiques commerciales nationales et régionales, dans un contexte où la ZLECAf est perçue comme un vecteur de croissance inclusive.
Les premières publications scientifiques issues des travaux de la chaire sont attendues dès le premier semestre 2026. La mise en œuvre de ce programme pourrait à terme renforcer la compétitivité des filières agricoles togolaises, tout en consolidant la place de Lomé comme pôle d’expertise économique en Afrique de l’Ouest, comme l’a souligné le ministre de l’Enseignement supérieur lors du lancement officiel.