L’or coule à flots au Ghana, mais trop souvent hors des canaux officiels. Le pays décide de reprendre la main sur ses richesses minières artisanales. Il ferme donc la porte aux acheteurs étrangers et réinvente sa stratégie aurifère.
Cette décision, annoncée par les autorités, s’inscrit dans une réforme d’envergure portée par la création d’un tout nouvel organisme public : le Ghana Gold Board.
À l’avenir, toute transaction sur l’or artisanal devra passer par cette structure. L’achat, la certification, la vente et même l’exportation seront désormais centralisés et réglementés par ce guichet unique. Fini les anciennes autorisations délivrées par la Precious Minerals Marketing Company elles seront tout simplement annulées.
Le Ghana engage des réformes
Derrière cette réforme, un objectif clair : lutter contre la contrebande, réduire les pertes fiscales et protéger l’environnement, mis à mal par les pratiques illégales.
Le président John Mahama, qui en avait fait un engagement de campagne, espère aussi renforcer les réserves de devises et stabiliser la monnaie nationale.
Un message ferme est envoyé. Toute activité hors du cadre établi sera poursuivie. Le Ghana veut désormais s’assurer que l’or extrait sur son territoire profite d’abord à son économie.
Rappelons que le Ghana est le premier producteur d’or en Afrique, selon l’histoire.