L’Assemblée nationale togolaise a tenu lundi une rencontre avec les enfants. Cette séance s’inscrit dans le cadre de la Journée de l’enfant africain, célébrée le 16 juin de chaque année. Nina Kakoule, coordinatrice de la Ligue togolaise pour la protection de l’enfance, a plaidé pour des budgets visibles, traçables et évaluables dans tous les ministères
La rencontre a été présidée par Myriam Dossou-D’Almeida, représentant le président de l’Assemblée nationale. Plus de 60 enfants ont pris part à cet échange. L’événement a été organisé avec l’appui de l’organisation des nations unies pour l’enfance (UNICEF), de Plan International Togo et de la Ligue togolaise pour la protection de l’enfance.
Le thème retenu pour l’édition 2025 est : « Planification et budgétisation pour les droits de l’enfant : progrès depuis 2010 ».
Selon la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme, Prof. Kossiwa Zinsou-Klassou, « cette thématique nous invite à faire le point sur le chemin parcouru, à identifier les obstacles qui subsistent, et surtout à renforcer nos engagements pour les surmonter ensemble ».
Un plaidoyer porté au niveau continental
L’Union africaine invite ses États membres à faire preuve de rigueur dans l’allocation des ressources destinées aux enfants. Nina Kakoulé, coordinatrice de la Ligue togolaise pour la promotion de l’enfance, a plaidé pour que les lignes budgétaires dans les ministères sectoriels soient visibles, traçables et évaluables, et que le Parlement exerce pleinement son rôle de contrôle.
Elle a aussi insisté sur la nécessité de respecter les quatre principes fondamentaux des droits de l’enfant : l’intérêt supérieur de l’enfant, la non-discrimination, le droit à la survie et au développement, ainsi que le droit à la participation.
Les enfants, acteurs de leur avenir
Les enfants présents à la rencontre ont exprimé leurs attentes face aux autorités. « Nous appelons à la mise en œuvre de la stratégie nationale d’éducation inclusive pour favoriser la participation des enfants handicapés au développement. Nous souhaitons aussi être consultés dans les décisions qui nous concernent. Notre voix compte ! », a plaidé Élisabeth Kolla, représentante des enfants du Togo.
Pour Isaac Tchiakpé, ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage (METFPA), « à travers ces échanges interactifs, nous réaffirmons l’engagement du gouvernement à écouter les populations et à faire en sorte que les arbitrages budgétaires se traduisent en politiques concrètes, notamment en matière d’éducation, de santé et de loisirs pour les enfants ».
Célébrée depuis 1991, la Journée de l’Enfant Africain rend hommage aux enfants tués lors du soulèvement de Soweto en Afrique du Sud en 1976, tout en rappelant la nécessité constante de promouvoir les droits de l’enfant sur le continent.