L’arrestation de Raphaël Eboahun met le feu aux poudres. Le Collectif des syndicats de la santé exige sa libération immédiate. Le surveillant de la pharmacie de l’hôpital publique de Bè a été interpellé le jeudi dernier, en plein service. Il aurait filmé des agents de sécurité en pleine manifestation.
Depuis, il est détenu à la Brigade de Recherche et d’Intervention de la police nationale. Une délégation syndicale a pu le voir brièvement. Des démarches sont en cours pour sa libération. Mais le choc est grand dans le corps médical.
Le Collectif dénonce aussi les tirs de gaz lacrymogènes à proximité de l’hôpital publique. Une ambulance a été incendiée. Des patients et du personnel ont été incommodés. Le service a été perturbé.
Les syndicats parlent d’un acte grave. Ils rappellent que les hôpitaux sont des zones protégées. Même en période de crise. Ils citent les Conventions de Genève et d’autres textes internationaux.
L’affaire Raphaël Eboahun fait parler
Le Collectif exige un nouveau véhicule d’ici le 30 juin. Il appelle aussi les forces de l’ordre à plus de retenue. Pour lui, l’arrestation d’un agent de santé ne doit pas violer la loi.
L’affaire Eboahun cristallise les tensions. Le Collectif appelle à la mobilisation. Il demande aux agents de santé de rester solidaires. Des avocats ont été mandatés. Des actions pourraient suivre si rien ne change.
« La protection des hôpitaux n’est pas négociable », martèle le Dr Gilbert Tsolenyanu. Pour les syndicats, il s’agit d’un principe fondamental. Un principe que rien ne doit remettre en cause.