Le Mali renforce son contrôle sur le secteur extractif avec la mise en place d’une nouvelle entreprise publique chargée de gérer son patrimoine minier. Baptisée Société de Patrimoine Minier du Mali (SOPAMIM), cette entité est détenue à 100 % par l’État.
La SOPAMIM aura pour rôle de centraliser, détenir et administrer les participations publiques dans les projets miniers du pays. Une réforme majeure pour un État qui figure parmi les plus importants producteurs d’or en Afrique.
Cette création s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par les autorités maliennes pour reprendre la main sur l’exploitation des ressources naturelles. Elle complète le Code minier adopté en 2023, conçu pour accroître la souveraineté nationale et garantir une gestion plus équitable des richesses du sous-sol.
Depuis l’entrée en vigueur de ce nouveau cadre légal, la part de l’État et des collectivités locales dans les mines est passée de 20 % à au moins 35 %. Les retombées économiques se font déjà sentir. En 2024, les recettes publiques issues de l’exploitation aurifère ont atteint 52,5 %, traduisant une hausse significative des revenus de l’État.
Véritable moteur de l’économie nationale, le secteur minier contribue fortement aux exportations, aux recettes fiscales et à la croissance du PIB. Il joue également un rôle clé dans le développement du secteur privé et l’attraction des investissements directs étrangers.
À l’instar du Mali, d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Niger et la Guinée, ont adopté des mécanismes similaires pour assurer une meilleure gestion de leurs ressources minières.