Au Togo, le proxénétisme peut coûter très cher. La peine encourue va de cinq à dix ans de prison. À cela s’ajoute une amende allant de 5 millions à 20 millions de francs CFA. La Police nationale l’a rappelé dans une note diffusée sur sa page facebook.
Le but est de sensibiliser la population togolaise sur les conséquences légales de cette pratique encore répandue dans certaines zones urbaines. Le Code pénal togolais, en son article 401, élargit la définition du proxénétisme. Il ne s’agit pas uniquement d’exploiter directement une personne prostituée. La loi punit également, toute personne qui aide ou protège la prostitution d’autrui ; ceux qui partagent les revenus issus de cette activité ; et même ceux qui reçoivent de l’argent régulièrement d’une personne qui se prostitue.
Recruter, inciter ou faire pression sur quelqu’un pour qu’il se prostitue est aussi considéré comme un acte de proxénétisme. Le Code pénal ne fait aucune distinction entre un réseau organisé et un acte isolé.
Amende : les clients sont également concernés
Mais ce n’est pas tout : le client d’une personne prostituée est passible des mêmes sanctions que le proxénète. Il risque donc également jusqu’à 10 ans de prison et une amende pouvant atteindre 20 millions de francs CFA.
La loi prévoit aussi la déchéance des droits civils, civiques ou professionnels pour les auteurs.
À travers ce rappel, les forces de sécurité veulent prévenir plutôt que punir. Dans un contexte où le Togo intensifie la lutte contre l’exploitation humaine, ce message vise à responsabiliser tous les acteurs liés, de près ou de loin, à la prostitution.