Lomé a accueilli du 2 au 4 juin un symposium de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’événement s’inscrit dans le cadre du cinquantenaire de l’institution ouest-africaine. L’objectif est de faire le bilan et nouvelles orientations du Mécanisme national d’Alerte précoce et de réponse rapide. Un dispositif clé pour renforcer la sécurité humaine dans la région.
Durant les 3 jours, experts, officiels, partenaires techniques et représentants d’ONG se sont réunis pour faire le point sur 10 ans de mise en œuvre. Des stratégies concrètes ont été proposées pour anticiper et gérer les crises futures.
Le symposium a été ouvert par le ministre togolais de la Sécurité, S.E. Calixte Batossie Madjoulba, et la Vice-Présidente de la CEDEAO, S.E. Damtien Tchintchibidja. Leur présence témoigne de l’importance du sujet.
Un système d’alerte déjà bien implanté
Le système repose sur le rapport ECOWARN. Des observateurs suivent 55 indicateurs de sécurité dans les États membres. À ce jour, 8 centres sont opérationnels, et 4 autres en cours de création.
Selon la directrice par intérim, Dr Onyinye Onwuka, l’approche couvre cinq domaines : gouvernance, sécurité, criminalité, santé et environnement. Le but : agir avant qu’il ne soit trop tard.
CEDEAO : Plus de 54 000 rapports analysés
Entre 2022 et 2025, plus de 54 000 rapports d’événements ont été enregistrés. Ces données permettent de prévoir les risques et de proposer des solutions ciblées.
La Vice-Présidente Tchintchibidja a souligné la nécessité d’impliquer davantage les communautés. Une approche locale, durable et centrée sur l’humain est privilégiée pour les années à venir.
Le symposium se termine aujourd’hui avec la définition d’une feuille de route pour les dix prochaines années. Une déclaration finale doit formaliser une stratégie régionale en matière de sécurité humaine.
À travers cette initiative, la CEDEAO veut construire une Afrique de l’Ouest plus résiliente, capable de prévenir les crises avant qu’elles ne dégénèrent.