L’administration américaine a décidé de suspendre temporairement le traitement des demandes d’immigration provenant de 19 pays classés « à haut risque ». Cette mesure, publiée dans le mémorandum PM-602-0192 de l’USCIS, s’appuie sur des motifs de sécurité nationale et de sûreté publique.
Les dossiers concernés sont désormais placés en “hold and review”, c’est-à-dire en attente d’une réévaluation complète. Les retards peuvent être importants et, selon les cas, mener à des demandes d’entretiens supplémentaires ou à un refus.
Les 19 pays concernés
La liste comprend certains des pays les plus pauvres et les plus instables du monde. En juin, Donald Trump avait ordonné l’interdiction d’entrée aux États-Unis des ressortissants d’Afghanistan, de Birmanie, du Tchad, du Congo, de Guinée équatoriale, d’Érythrée, de Haïti, d’Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan et du Yémen.
Voici la liste complète des pays dont les ressortissants voient leurs demandes gelées :
- Afghanistan
- Birmanie (Myanmar)
- Burundi
- Cuba
- Tchad
- République du Congo
- Guinée équatoriale
- Érythrée
- Haïti
- Iran
- Libye
- Laos
- Sierra Leone
- Somalie
- Soudan
- Yémen
- Turkménistan
- Venezuela
- Togo
Ces pays figurent désormais sur la liste des nationalités devant faire l’objet de contrôles renforcés.
Quels dossiers sont touchés ?
La suspension concerne toutes les demandes en instance, notamment :
- cartes vertes (résidence permanente),
- visas d’immigrant,
- visas de non-immigrant,
- naturalisation,
- demandes d’asile relevant de l’USCIS.
Chaque dossier pourra être soumis à une réinterview, à une enquête approfondie ou à des vérifications de sécurité plus strictes.
Immigration en attente… Pas une interdiction totale
La mesure ne constitue pas une interdiction définitive. Il s’agit d’un gel administratif dans l’attente d’une nouvelle évaluation des risques liés à chaque pays. Les décisions finales dépendront des résultats des contrôles renforcés.
Cette suspension pourrait cependant ralentir fortement les démarches des ressortissants concernés, notamment ceux du Togo, désormais soumis aux mêmes procédures que les autres pays de la liste.