Le gouvernement togolais augmente son soutien aux agriculteurs avec un approvisionnement en intrants en nette hausse pour la campagne 2025-2026. La décision s’inscrit dans la volonté des autorités de faire de l’agriculture un levier stratégique pour la sécurité alimentaire et le développement rural.
Selon les données du « Budget citoyen » publié par le ministère de l’Économie et des Finances, 85 000 tonnes d’engrais seront mises à disposition des agriculteurs à travers le pays.
C’est 9 % de plus que la saison précédente, où 77 938 tonnes avaient été distribuées aux agriculteurs. Une augmentation saluée dans les milieux agricoles, notamment dans les zones rurales où les engrais demeurent un facteur décisif pour les rendements.
Mais au-delà du volume global, c’est la répartition géographique des intrants qui attire l’attention. La région des Savanes, au nord du Togo, bénéficiera de 32 489 tonnes, soit près de 40 % du total national.
Une stratégie assumée, dans une région marquée à la fois par des défis sécuritaires liés à la proximité des frontières et par un fort potentiel agricole encore sous-exploité. L’État veut ainsi combiner soutien économique et résilience territoriale.
D’autres agriculteurs pris en compte
Les autres régions ne sont pas en reste. 19 165 tonnes pour la Kara, 12 308 pour les Plateaux, 11 905 pour la Centrale, et 8 016 pour la Maritime. Le Grand Lomé, principalement urbain, recevra une part plus modeste (667 tonnes), proportionnelle à son activité agricole limitée.
L’appui ne s’arrête pas aux engrais. Le programme prévoit également la distribution de semences améliorées, avec des variétés vivrières sélectionnées pour leur rendement et leur résistance aux conditions climatiques locales.
Pour les producteurs, il s’agit là d’un package complet, censé leur permettre d’aborder la saison avec plus de sérénité.
Cette opération s’inscrit dans un cadre plus large de modernisation agricole, déjà amorcé ces dernières années. Elle vise à réduire la dépendance alimentaire du pays, à accroître les revenus des producteurs et à garantir une meilleure sécurité alimentaire nationale.