Le Togo applique une réforme fiscale sur les jeux de hasard. La mesure est en vigueur depuis le jeudi 1er janvier 2026. Elle touche les parieurs qui gagnent de fortes sommes. Désormais, tout gain de 500 000 francs CFA et plus subit une retenue de 5 %.
Le prélèvement se fait automatiquement au moment du paiement. La LONATO gère l’opération et les montants retenus sont reversés à l’OTR.
Cette décision vise à renforcer la mobilisation des recettes publiques. Pour les autorités, les revenus issus de la loterie doivent contribuer au budget de l’État. Le secteur des jeux connaît une croissance rapide. Des milliers de tickets sont vendus chaque jour. Les tirages distribuent des milliards de francs CFA par an. Le gouvernement veut mieux encadrer ces flux financiers.
Fonctionnement clair pour les transferts de gains
Le mécanisme est simple. La déduction de 5 % s’applique à la source. Le gagnant n’a aucune formalité à remplir. Il reçoit directement son gain net.
Un exemple concret permet de comprendre. Pour un gain de 500 000 FCFA, l’OTR retient 25 000 FCFA. Le parieur perçoit alors 475 000 FCFA.
Pour un gain de 1 000 000 FCFA, la retenue sera de 50 000 FCFA. Le montant versé au gagnant devient 950 000 FCFA.
Pour une somme de 2 000 000 FCFA, l’OTR prélève 100 000 FCFA. Le bénéficiaire touche donc 1 900 000 FCFA.
Les gains inférieurs à 500 000 FCFA ne sont pas concernés. Les petits parieurs continuent de recevoir la totalité de leurs gains.
Impact financier majeur pour l’OTR
Grâce à cette réforme, l’OTR élargit sa base de collecte. Le prélèvement sur les gros gains devrait générer des recettes importantes. Les estimations évoquent plusieurs milliards de francs CFA par an. Cette ressource viendra appuyer les investissements publics.
La LONATO assure que les règles des jeux restent inchangées. Les tirages se poursuivent normalement. Les chances de gagner ne sont pas modifiées. Seul le traitement fiscal évolue.
Depuis le 7 janvier 2026, une réalité s’impose. Au Togo, remporter un gain élevé à la loterie signifie désormais contribuer directement au financement national à hauteur de 5 %, au profit de l’OTR.