Le Togo comptera 1663 conseillers municipaux répartis dans 117 communes à l’occasion des élections locales prévues le 10 juillet 2025. Ce chiffre marque une augmentation de 136 sièges par rapport aux municipales de 2019, conséquence directe du dernier recensement général de la population.
Une répartition revue selon les régions
Selon le décret présidentiel signé le 22 mai 2025, la nouvelle répartition des sièges est la suivante :
Savanes : avec ses 16 communes, cette région du nord compte désormais 240 conseillers municipaux, contre 216 auparavant.
Kara : forte de 22 communes, elle passe à 270 conseillers.
Centrale : bien que moins densément peuplée, cette région obtient 197 conseillers municipaux pour ses 15 communes.
Plateaux : avec le plus grand nombre de communes (32), cette région enregistre 428 conseillers municipaux, en hausse significative.
Maritime (y compris le Grand Lomé) : avec seulement 13 communes, elle totalise à elle seule 528 conseillers municipaux, soit près du tiers des sièges à pourvoir au niveau national.
Cette réforme électorale n’a pas modifié le nombre de communes, mais elle vise à mieux refléter les dynamiques démographiques actuelles. La région Maritime, densément peuplée et moteur économique du pays, se taille la part du lion avec près du tiers des conseillers à élire.
Une réforme fondée sur les données de l’INSEED
Le gouvernement explique cette mesure par les recommandations du 5ᵉ Recensement général de la population et de l’habitat, mené par l’INSEED. Le ministère de l’Administration territoriale a également intégré les avis recueillis dans le cadre du Cadre permanent de concertation (CPC), réunissant acteurs politiques de la majorité comme de l’opposition.
Si cette réorganisation n’a pas suscité de rejet majeur, l’opposition continue de réclamer plus de transparence dans le processus électoral : financement des campagnes, composition des structures locales de supervision, etc.
Pour rappel, ces élections marquent la deuxième expérience municipale pluraliste du pays depuis celles de 2019, qui avaient mis fin à près de 30 ans de gestion par délégation spéciale.