Depuis le 4 juillet 2025, les utilisateurs des services Mobile Money au Bénin subissent une hausse significative des frais de retrait, estimée par certains usagers à plus de 25 % selon les montants. Ce changement concerne les deux principaux opérateurs téléphoniques du pays, MTN et MOOV Africa. Il a immédiatement déclenché une vague de colère sur les réseaux sociaux et dans les marchés.
La principale critique concerne l’absence de communication autour de cette mesure. De nombreux consommateurs dénoncent le silence initial des autorités, qui n’ont ni informé ni consulté les usagers avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs. « Pourquoi cette décision surprise ? Et pourquoi maintenant ? » s’interrogent plusieurs citoyens.
Mobile Money : Le gouvernement se dédouane
Face à la montée de la pression populaire, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenté de calmer les esprits. Dans une déclaration officielle, il a affirmé :
« Ce n’est pas une décision du gouvernement, ni de l’ARCEP-Bénin. C’est une activité réglementée par la BCEAO. »
La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, seule compétente pour encadrer la monnaie électronique dans l’espace UEMOA, est ainsi pointée comme l’instance à l’origine des nouveaux barèmes
Au-delà des montants, les usagers dénoncent la qualité médiocre du service : lenteurs, pannes fréquentes, manque de transparence dans les frais. Pour beaucoup, le rapport qualité-prix est de plus en plus insupportable.
Certains citoyens appellent déjà à boycotter les services Mobile Money, tandis que d’autres évoquent des mobilisations pacifiques pour exiger une révision urgente des tarifs. Dans un contexte économique déjà difficile, cette hausse passe mal. Les consommateurs demandent désormais plus de régulation locale et une meilleure protection des droits des usagers.