Un important réseau de braqueurs vient d’être neutralisé à Lomé. La Gendarmerie nationale et la Police ont mené une opération conjointe qui a permis l’arrestation de cinq individus, dont quatre ressortissants nigérians, accusés d’être à l’origine de plusieurs attaques à main armée dans la capitale togolaise.
Une enquête déclenchée après une attaque violente à Hédzranawé
Tout est parti d’un braquage survenu le 21 octobre 2025 à Hédzranawé. Des individus armés ont ouvert le feu sur un véhicule avant de s’emparer de biens de grande valeur. L’attaque a provoqué une onde de choc dans le quartier et poussé les forces de sécurité à réagir rapidement.
Les enquêtes menées ont conduit, dès le lendemain, à Kpémé, où quatre Nigérians ont été interpellés dans une auberge par la Gendarmerie. Un cinquième complice a ensuite été arrêté à Lomé par la Police nationale.
Braquage : Un mode opératoire bien rodé
Selon les premières investigations, le gang ciblait principalement des clients sortant des banques. Les malfaiteurs suivaient leurs victimes avant de les attaquer avec des armes à feu pour s’emparer de leur argent et de leurs biens. Dans d’autres cas, ils brisaient les vitres de véhicules en stationnement pour voler sacs et objets de valeur.
L’opération de la Gendarmerie et de la Police a permis de saisir un impressionnant arsenal :
- Trois fusils d’assaut AK-47
- Quatorze chargeurs
- Une quantité importante de munitions
- Un véhicule utilisé lors du braquage
- Divers objets liés aux infractions
Cette découverte, au cœur de Lomé, met en lumière le degré de dangerosité de ce réseau criminel.
Vers des poursuites judiciaires sévères
Les cinq suspects seront prochainement présentés au Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Lomé. Ils devront répondre de plusieurs chefs d’accusation, dont association de malfaiteurs, vols à main armée et détention illégale d’armes de guerre.
Appel à la vigilance
La Gendarmerie et la Police saluent la collaboration citoyenne qui a permis cette avancée rapide et encouragent la population à continuer de signaler tout comportement suspect.
Elles rappellent que la sécurité est une responsabilité collective et qu’ensemble, il est possible de freiner la criminalité dans le pays.